la pépinière
viticole

Représentatif de la résilience du vignoble

Le savoir-faire de la pépinière viticole est particulièrement représentatif de la résilience du vignoble. À la fin du XIXe siècle, la crise phylloxérique a directement touché la production des eaux-de-vie de Cognac, la menaçant de totalement disparaître du territoire.

Les efforts alors déployés par l’ensemble de la communauté (praticiens, élus de territoire, agronomes…) pour maintenir cette culture viticole pluriséculaire, a entraîné l’apparition des pépinières viticoles sur le vignoble du Cognac.

Cycle de production de 18 mois

Le pépiniériste doit marier un porte-greffe américain à un greffon de variété de vigne locale, en veillant à leur compatibilité, pour soutenir les objectifs de qualité et de quantité des vins de distillation pour les eaux-de-vie de Cognac. Chaque année, plusieurs millions de plants d’Ugni blanc sont produits sur l’aire d’appellation.

Entre la récolte des bois (porte-greffes et greffons) et la plantation chez le viticulteur, ce sont plus de 20 opérations qui s’enchaînent sur un cycle de production de 18 mois.

Une confiance partagée

Fondée sur une confiance partagée entre le pépiniériste et le viticulteur, tous deux attachés à une relation durable et transgénérationnelle, leur relation se base sur la recherche de l’excellence du matériel végétal : “Chaque viticulteur est attaché à cette relation de confiance avec son pépiniériste, qui existe parfois depuis trois générations”.

La pratique de la pépinière viticole reste essentiellement manuelle. Les femmes composent environ 80% des ateliers (greffage, tri de plants…).

Les manipulations d’un futur plant de vigne, matériel vivant et fragile, exigent précision, concentration et acuité visuelle.

La commande des plants par le viticulteur nécessite d’être anticipée a minima un an avant la plantation.